[Sweeney Todd] Critique du sanglant chanteur

Publié le par Maxime Lefebvre

Voila la première critique cinéma qui va porter sur un film de grande actualité de Tim Burton, vous aurez reconnu de qui il s'agit et aussi des espoirs portés par le film.


      Je tiens a dire ainsi que je ne suis pas spécialement fan de tim burton ,meme si je dois dire que ses films sont plaisants, j'ai un très bon avis sur Edward aux mains d'argent  qui pour moi réunit le style de Burton, une grandiloquence prise aux contes et une couleur débridée, utilisée comme principe au style tout entier.

      Or ici, je dois dire que je ne retrouve pas exactement ce que je viens d'annoncer, je sais,l'idée de trouver une nouvelle orientation stylistique chez un cinéaste est souvent une bonne chose; seulement dans ce film ce n'est pas le cas.
      Cela fait beaucoup de polémique d'un coup: en fait, prenez le film, gardez la bande son et retirez l'image, et vous avez tout le propos du film réunit: l'image ne sert à rien.
      Pour moi, le film est pauvre du point de vue du filmage, il n'arrive à rien de plus que la musique, même le décalage produit entre l'image et le son( car la musique est entraînante et l'image sombre, se déclinant à la Nosferatu en niveaux de gris perpétuels) s'épuise au bout de quelques minutes du fait même qu'auncune évolution ne vient à ce niveau durant le film.
      Le son, a lui tout seul porte le film, il réussit à nous faire conter une belle histoire très drole: un barbier ayant perdu sa femme et sa fille à londres sous le poid d'un juge horrible (le juge Turpin) revient plein de dégout pour la ville avec une seul espoir, se venger et retrouver sa femme et sa fille! Mais finalement, l'appel d'une tuerie musicale très enjouée fera en sorte que tout s'emballe: Sweeney Todd, le tueur jovial va tuer, tout le monde et même les autres!
     L'idée est bonne, faire en sorte que dans le Londres du 19eme siecle, celui de Dickens, la mort étant si commune devienne au moins pour ses bourreaux le moyen d'une joie sans faille ou au moins, le pouvoir pour Tim Burton de "mélodifier" la mort, lui rendant sa force lancinante sans tristesse.
Mais une telle histoire, si amorale, renvoie a quoi? A un capitalisme horrible, à une comédie musicale à la Jacques Demy bien décevante? Pire, je penche plutot pour une troisième voie: Tim buton nous refait son adolescence en disant à tous bout de champ : la mort,cest beau.

Alors j'ai un regret. Pour nous dire ça, Tim, pourquoi n'avoir pas fait une pièce radiophonique? Ca prendrait moins de temps, et on oublierait plus vite ces images gores qui ne servent à rien, et ça te permettrait de revenir vite à ce que tu sais faire de mieux: le mariage des funèbres personnages avec la oculeur du big goldfish!

Réagissez!

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Publié dans Cinéma

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